5 bonnes raisons d’acheter son vin à moins de 12€

 

Surtout n’ayez pas d’apriori sur les vins d’entrée de gamme peu connus, voire inconnus, du grand public et ne faites pas de complexe d’en servir à vos invités. Bien au contraire, car vous avez toutes les chances de les délivrer d’un préjugé qui pouvait leur coûter cher. C’est à peu près à 12€ que se situe la frontière au-delà de laquelle un vin devient cher. Mais ce sont les vins en dessous de cette barrière qui font l’objet de cet article et voici les raisons qui plaident en leur faveur

 

1°) Une offre abondante

Les vins à moins de 12€ la bouteille représentent la plus grosse partie de la production nationale. A défaut se statistiques précises, on peut dire sans grand risque d’erreur que ce pourcentage est de l’ordre de 75%.

On trouve de tels vins quasiment dans toutes les régions productrices à trois exceptions près où les prix démarrent au minimum à une vingtaines d’euros : la Bourgogne Nord, la frange supérieure du Bordelais et la Champagne.

 

2°) Une gamme complète et variée

Il y en a pour tous les goûts même pour les palais exigeants et bien sûr dans les 3 couleurs : blanc, rouge et rosé. Le blanc a ses régions de prédilection (Vallée de la Loire, surtout vers son embouchure, et l’Alsace), le rouge est partout mais domine de plus en plus à mesure que l’on descend vers le sud. Bordelais et Côtes du Rhône sont les régions les plus traditionnelles mais les vignobles du sud-ouest et surtout ceux de l’arc méditerranéen, totalement reconvertis, réservent de très agréables surprises. Quant aux rosés, dont le succès est exponentiel, toutes les régions du sud productrices de rouge se sont mises à en élaborer.

La gamme est extrêmement variée et elle s’adapte au goût des consommateurs. C’est ainsi que les vins moelleux (blancs et rosés) sont en perte de vitesse tandis que les vins secs, blancs notamment, sont de plus en plus à la mode. Les vins rouges restent à la fois les plus répandus et les plus classiques. Les rosés ont pour le moment le vent en poupe, mais en cas de ralentissement de la demande les producteurs réenclencheront les rouges sauf à Tavel vouée traditionnellement au rosé.

 

3°) Des techniques de vinification ultramodernes

Ce serait une grave erreur de croire que les vins dits bon marché sont élaborés avec moins de soins que leurs grands frères. En effet, la législation française, très stricte, voire la plus stricte au monde, est là pour stopper le moindre dérapage.

Mais c’est surtout l’aspect technique de la question qu’il faut voir. Et là, le constat est flagrant Désormais, tous les vins sans exception sont élaborés à partir de techniques de pointe et une vaisselle vinaire d’une propreté chirurgicale. La différence entre les grands vins et les autres, pour faire simple, tient essentiellement dans le procédé de vinification et surtout dans la durée du vieillissement. A ce sujet il faut noter que tous les vins « meilleur marché » sont des vins jeunes.

Un mot aussi pour dire qu’en amont la production en bio se généralise pour tous les vins sans exception.

 

4°) Alternative au snobisme

Il y a et il y aura toujours des inconditionnels des grands noms, des grandes appellations. C’est très bien ainsi. Mais en toute sincérité, avec tous les progrès enregistrés dans l’amélioration de la qualité, la différence à la dégustation entre un grand et un vin plus simple, de la même veine, ne justifie pas la différence de prix.

Autre constat : les grands vins, pour être appréciés à leur juste valeur, impliquent une mise en scène qui ne correspond plus guère à la vie que nous menons. Plus le progrès augmente, plus nous devenons informels, donc recherchons en matière de vins des produits de bonne tenue mais sans prétention immodérée.

En un mot, nous avons tendance à donner la priorité aux vins de plaisir et qui dit vin de plaisir dit vin qui satisfait le palais de l’honnête homme sans qu’il ait à casser sa tirelire.

 

5°) Adaptation à la vie moderne

Dernière grande qualité des vins à moins de 12€ que nous n’avons fait qu’effleurer plus haut : ils sont adaptés à la vie moderne. Et ce pour plusieurs raisons dont voici les deux principales.

La première tient au fait que ces vins sont comme nous l’avons vu des vins jeunes et qui dit vin jeunes dit vins à boire de suite car ils ne sont pas conçus pour s’améliorer en vieillissant. Le Beaujolais nouveau est un excellent exemple. Et cela tombe bien car dans nos habitations modernes très rares sont les caves en général et plus particulièrement celles qui conviennent au bon vieillissement du vin.

La seconde est leur faculté d’adaptation à la cuisine simple comme un jeune garçon s’adapte au cadre de vie dans lequel il évolue. L’accord mets vin est plus facile avec un vin jeune qu’avec un grand vin vieux. Là où le grand vin sera un fiasco car trop caractérisé, le vin jeune souple et futé, fera merveille.

Mais n’oubliez jamais que dans tous les cas, qu’il soit de noble extraction ou de venue modeste, bonum vinum laetificat cor hominis, c’est-à-dire, le vin, quand il est bon, réjouit le cœur de l’homme.

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