CO2 = énergie et matière première

On veut nous faire croire que le CO2 est un fléau pour la planète alors qu’il représente une source abondante et gratuite d’énergie stockable et de matière première pour l’industrie, le tout à moindres frais. Mais cela dérange.

On ne cesse de nous rebattre les oreilles en vouant le CO2 aux gémonies.  On ne nous met en exergue que les inconvénients. Il est vrai qu’il y en a de plus en plus, mais on passe sous silence le fait qu’il est essentiel entre autres pour la vie sur la terre au travers de la photosynthèse et qu’en mettant un terme à la déforestation on accélérerait sa capacité à céder sa place à l’oxygène.

Il ne faut donc pas s’étonner qu’en laissant la priorité aux pollueurs en général et à la grande industrie en particulier l’écart entre production et élimination de CO2 ne cessera de progresser. Si nos chers technocrates persistent à vouloir régler le problème par la voie hasardeuse de la diplomatie et en agitant le spectre de la fiscalité, les scientifiques eux ont déjà   réponse au problème mais au contraire des élucubrations de nos dirigeants abondamment relayés par des médias aux ordres les découvertes de nos scientifiques sont conservées au laboratoire d’électrochimie moléculaire sans avoir eu les honneurs de la presse.

A ce jour, deux solutions ont été officiellement trouvées, et ce majoritairement par des chercheurs français. La première date de 2017 et est due à deux chercheurs de l’université de Paris Diderot. Elle consiste à transformer le CO2 en méthane, donc en énergie, par photosynthèse artificielle. Le procédé est très peu coûteux : le catalyseur à base de fer est très bon marché et c’est la lumière naturelle du jour qui initie le processus. Cerise sur le gâteau, il fonctionne à la température et à la pression ambiantes. Il s’agit là d’une découverte tellement importante que le laboratoire d’électrochimie moléculaire a déclaré : « (ce processus) montre qu’il est possible de stocker de l’énergie solaire renouvelable sous forme de carburant compatible avec les infrastructures industrielles et les réseaux d’énergie existants ».

La seconde solution est toute récente. Elle est l’œuvre de chercheurs du laboratoire d’électrochimie moléculaire, du CNRS et d’une équipe de l’université de Colombie Britannique de Vancouver. Elle consiste à transformer le CO2 (dioxyde de carbone) en CO (monoxyde de carbone). Pour le commun des mortels -c’est le cas de le dire- le CO jouit d’une très mauvaise réputation du fait des nombreuses victimes qu’il fait par inhalation involontaire. Par contre, il a de très grandes propriétés dans l’industrie en général et c’est un produit de base de l’industrie chimique. Pour l’obtenir industriellement, on soumet le CO2 à un procédé d’électrolyse utilisant de l’électricité et un catalyseur bon marché et abondant issu du cobalt. Le procédé est aussi fiable que bon marché.

Il s’agit là aussi d’une découverte majeure qui pourrait se traduire tout simplement par l’installation d’un équipement sur les cheminées d’usine. Ainsi, non seulement le CO2 ne serait plus rejeté dans la nature mais, transformé en CO, constituerait une source complémentaire de rentabilité pour les industriels. Bonne nouvelle : les chercheurs français auraient signé un accord avec l’Air liquide pour exploiter le processus sur une grande échelle.

On ne peut que regretter l’absence d’échos dans les médias de telles inventions qui font pourtant honneur à la France, mais nous ne sommes plus autorisés à être fiers d’être français.

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