La carte mentale (mind map)

Une nouvelle manière d’agir

L’éducation que nous avons reçue nous fait traiter l’information de façon linéaire, logique, rigide. Avec la carte mentale, la pensée linéaire cède la place à la pensée divergente, originale, souple. La carte mentale se concrétise sous la forme non plus d’une stricte énumération de données mais d’un diagramme convivial construit autour d’un centre d’où partent des branches principales correspondant chacune à une idée puis des sous branches à partir de ces dernières.

 

Un outil millénaire

On avait bien remarqué que depuis des temps immémoriaux des hommes célèbres tels Aristote, Léonard de Vinci ou Einstein travaillaient à partir de notes et de chiffres disposés en apparence dans le plus grand désordre. En réalité, ces célébrités savaient déjà utiliser la carte mentale. Plus précisément, ils avaient découvert tous les avantages retirés de l’utilisation simultanée du cerveau gauche -celui qui nous gère nos faits et gestes quotidiens- ET du cerveau droit dont on ne nous a jamais vraiment appris à nous servir.

C’est un psychologue anglais Tony Buzan, né en 1942, qui le premier a analysé le rôle et les fonctions du cerveau droit. Il a d’ailleurs pu s’appuyer sur l’extraordinaire récit de la neuro-anatomiste américaine Jill Bolte Taylor* qui, en 1996, a fait un AVC lui occultant le cerveau gauche pendant 8 ans. Et durant cette période son cerveau droit avait pris le relai.

La grande idée de Tony Buzan a été non seulement de trouver le moyen de faire travailler le cerveau gauche et le cerveau droit SIMULTANEMENT mais encore de définir une structure leur permettant de s’exprimer. Il est le créateur du mind mapping -carte mentale en français- ainsi que le  développeur du logiciel iMindMap pour son exploitation.

 

Créer une carte mentale

Comme indiqué en introduction, la carte mentale est un diagramme mais un diagramme original, qui accroche, qui interpelle. En effet, en plus de l’utilisation simultanée de nos deux cerveaux, il les utilise en COMPLEMENTARITE  le cerveau gauche fournissant le fond et le droit la forme. Le fond, ce sont les idées posées sur les branches, idées que l’on s’efforcera à exprimer en un seul mot pour permettre une concentration maximum sur lui. La forme, c’est l’animation du diagramme avec l’adoption de lignes souples, de couleurs, d’illustrations, voire de fantaisies.

Il ne reste plus qu’à passer à l’action. On peut bien sûr le faire en utilisant un logiciel mais une grande feuiile de papier que l’on placera horizontalement devant soi et non verticalement comme on aurait tendance à le faire par automatisme. On inscrit son sujet au centre de la feuille. On l’entoure d’un nuage par exemple. De ce nuage vont partir les branches -une couleur par branche- porteuses des idées à développer. Pour les branches et leurs ramifications, il est conseillé d’utiliser des courbes plutôt que des lignes droites pour montrer l’importance que l’on accorde au cerveau droit. Au final, on obtient une arborescence qui est la carte mentale du sujet traité. A titre d’exemple, voir la mind map signée Tony Buzan qui illustre cet article.

 

Universalité de la carte mentale

La carte mentale s’adresse à tous, particuliers ou collectivités et la liste des sujets traitables est illimitée. On l’utile de mille manières, par exemple pour faciliter la mémorisation, pour se faire un emploi du temps, pour prendre des notes, pour préparer un exposé, pour structurer un projet, pour faire du brainstorming.

L’exploitation de la carte mentale n’en est encore qu’à ses débuts mais ceux-ci sont prometteurs tant les résultats sont probants. Dans le domaine de l’éducation, par exemple. Il ressort d’une étude récente que les écoliers français n’occupent que la 14ème place alors que la première est occupée par la Finlande…qui utilise très largement la carte mentale dans l’enseignement de toutes les matières.

L’exemple finlandais est tellement retentissant que des responsables français de l’enseignement supérieur ont l’intention d’introduire la carte mentale dans leur système d’enseignement. Il permettra en particulier de créer un véritable lien entre professeurs et étudiants, ceci dans l’intérêt de tous.

Ce qui est vrai dans l’enseignement l’est aussi dans tous les autres domaines. En économie, par exemple, même les multinationales commencent à avoir recours à la carte mentale pour améliorer leur chiffre d’affaires. Cela va de la rentabilité d’un produit existant à la recherche d’un produit innovant, pour ne citer que les sujets les plus courants.

Sans aucun doute, la carte mentale est promise à un bel avenir.

 

* Voyage au-delà de mon cerveau, de Jill Bolte Taylor

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