La musicothérapie

Que l’on en ait conscience ou pas, la musique nous influence ; elle fait naître en nous des émotions qui agissent sur notre comportement. Aussi loin que l’on puisse remonter dans le temps, des « thérapeutes » l’ont utilisée et l’utilisent encore pour traiter les maux de leurs patients. Traiter, ou plus précisément, atténuer leurs maux en en supprimant les effets mais non les causes.

 

La musicothérapie* génère le bien-être

Est-ce le fait de la vie trépidante que nous menons ? Toujours est-il que le stress est le mal du siècle et que l’un des remèdes les plus naturels utilisé pour le contrer est la musique. Tout l’art du musicothérapeute sera de trouver la musique qui aura le plus d’impact sur son patient. Ce dernier soit écoutera de la musique (musicothérapie réceptive) soit sera invité à jouer d’un instrument, voire de chanter, (musicothérapie active). Dans  un cas comme dans l’autre il y a action globale sur l’organisme qui se traduit par le bien-être son propriétaire.

Le hic est que ce bien–être risque fort de n’être que temporaire. Les séances de musicothérapie vont s’enchaîner mais le stress sera toujours là, sous-jacent, prêt à se manifester de nouveau car les effets du mal auront bien été estompés un moment mais c’est tout. Il en sera ainsi tant que la cause du stress n’aura pas été trouvée.** (Voir article spécifique)

En revanche, dans la vie quotidienne, écouter chez soi de la musique adaptée aux circonstances ou à l’extérieur lorsqu’on va au concert, par exemple, contribue à notre bien-être. Les spécialistes du marketing sont d’ailleurs conscients de l’importance de la musique pour conditionner leurs clients potentiels et les sensibiliser aux prestations qui leur sont proposées.

 

Vers l’élimination des causes

Procurer le bien-être est une chose mais guérir en est une autre. Dans l’état actuel d’avancement des recherches la musicographie ne guérit pas encore. On sait occulter temporairement les effets du mal-être mais on n’est pas encore parvenu à en supprimer les causes même si on connait la solution.

Prenons l’exemple de la maladie de Parkinson, maladie qui touche beaucoup de personnes et sur laquelle de nombreux chercheurs se penchent pour tenter de la contrer. Comme dans toutes les maladies, la musicothérapie apporte son soutien aux patients qui en souffrent mais c’est tout. Si l’on veut aller plus loin, la médecine sait que la cause de la maladie vient de la diminution de production de dopamine par le cerveau. Et les cellules qui meurent ne sont pas remplacées.

On pourrait logiquement croire le problème résolu en « boostant » les cellules encore en production avec de la dopamine fabriquée en laboratoire mais c’est mission impossible car la barrière hémato-encéphalique du cerveau s’oppose obstinément à laisser passer ce genre de produit. En attendant de trouver le moyen de franchir celle barrière, on a recours à la l-dopa, un acide aminé de substitution qui a l’heur de pouvoir franchir la fameuse barrière mais qui est loin d’avoir les mêmes effets curatifs que la dopamine. En outre son action temporaire et ses effets secondaires indésirables sont nombreux.

Et la musique dans cette quête de l’élimination des causes ? Est-il utopique d’en attendre quelque chose ? Mais qui sait ? La musique est faite de sons qui, pour être audibles par l’homme, doivent se situer dans la zone des fréquences de 20 à 20.000 Hz. En deçà, de 0 à 20 Hz se trouvent les intrasons et au-delà des 20.000 Hz les ultrasons. Et ils se trouve que ces ultrasons se révèlent si efficaces que la médecine officielle s’en est emparée pour traiter la cause de nombreux problèmes.

Développée depuis les années 1980, l’utilisation des ultrasons crée une onde de choc sur les calculs rénaux et les fragmente ce qui favorise leur élimination. En utilisant leur pouvoir chauffant, les ultrasons permettent de nécroser les tumeurs cérébrales. Pour les tumeurs de la prostate, on fait appel à leur faculté de provoquer des variations de pression acoustique sur les tissus atteints qui sont détruits. Plus d’opérations longues et risquées, plus d’hospitalisation, plus de cicatrices. Tout se passe en quelques minutes et en ambulatoire.

En théorie une dose bien ciblée d’ultrasons dissimulés dans une musique apaisante ferait qu’on pourrait parler valablement de musicothérapie. Le problème est de passer de la théorie à la pratique.

 

Le véritable thérapeute: le son

Maintenant que le sujet a été développé, la vérité doit être révélée au risque d’en décevoir beaucoup : la musique en elle-même n’a pas le moindre pouvoir. Ce sont uniquement les sons qui l’ont par leur impact sur notre organisme et sur notre intellect. Notre ouïe capte bien des sons qu’elle transmet au cerveau qui les interprète mais il est prouvé que nos organes ont aussi la faculté d’enregistrer directement les sons, les vibrations, qui sont en concordance avec les leurs.

Pour conclure cet article en musique voici une oeuvre très prisée en médicothérapie: l’adagio pour cordes du compositeur américain Samuel Barber (1936) sous la baguette magistrale de Leonard Bernstein. Imprégnez-vous en.

 

* Voir Médecines douces (Aider, 5 septembre 2018)

** Voir Comment se comporter face au stress? (Aider, 6 juin 2018)

 

 

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