De l’assiette à l’intestin et au cerveau

Notre connaissance du corps humain, quoique déjà bien avancée, comporte encore de nombreuses zones d’ombre. Petit à petit, l’étude de ces zones d’ombre nous permet de découvrir de nouvelles fonctions de cette merveilleuse machine. Par exemple on effectue en ce moment des recherches sur rôle d’assistance de l’intestin au cerveau pour le traitement des troubles psychiques.

Une production étonnante de l’intestin : la sérotonine

L’appareil digestif humain est déjà en soi un magnifique dispositif autonome qui transforme les aliments que nous mangeons en produits adaptés aux besoins de notre corps pour son développement. Aussitôt que les aliments que nous avons en bouche atteignent le pharynx, ils empruntent un itinéraire d’une dizaine de mètres qu’ils franchiront en une vingtaine d’heures.
Au cours de ce voyage, les aliments sont broyés, triés, transformés puis redistribués dans le corps via le réseau sanguin. L’intestin grêle assure cette mission de manière remarquable. Pour l’aider dans cette tâche majeure il entretient une foule de bactéries et produit certaines substances spécifiques dont la sérotonine.

 

L’intestin au secours du cerveau

L’intestin grêle produit la quasi intégralité de la sérotonine du corps humain et le cerveau le reste. Or, la sérotonine est aussi appelée hormone du bonheur car elle aide déjà à combattre le stress. De plus, c’est un excellent neurotransmetteur c’est-à-dire qu’elle peut transmettre des messages aux zones du cerveau qui affectées par des troubles psychiques.
Sachant que d’ores et déjà intestin et cerveau ont mis leurs ressources de sérotonine en commun, les chercheurs se penchent sur la question de savoir si la sérotonine ne pourrait pas jouer un rôle déterminant dans le traitement d’autres troubles plus graves que le stress, comme la dépression, Parkinson ou Alzheimer.

 

Retour à l’assiette

Récapitulons : le cerveau a de gros besoins en sérotonine, besoins qui peuvent être satisfaits par la production de l’intestin grêle. Il convient donc de veiller à ce que notre intestin soit en mesure d’assurer cette production. La réponse se trouve dans nos assiettes car c’est notre alimentation. Et elle est tout à fait logique : plus notre alimentation sera saine, variée et équilibrée, riche aussi en fruits et légumes, plus le milieu ambiant dans l’intestin sera favorable à la production de sérotonine.
Et si l’on veut encore augmenter la présence se sérotonine dans le cerveau, les chercheurs préconisent les vitamines du groupe B, les massages, une vingtaine de minutes de marche une ou deux fois par jour ainsi que la méditation. Et si l’on est âgé, prendre également de la vitamine A.

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