L’immigration

Trop longtemps considérée comme tabou nous devons absolument ouvrir les yeux sur la question de l’immigration en France car si nous continuons d’atermoyer nous ne pourrons plus revenir en arrière.

 

Les mouvements migratoires

Les mouvements migratoires ont toujours et partout existé à part une exception qui confirme la règle, quelques tribus aborigènes d’Australie. Ce sont toujours des mouvements volontaires engendrés par de personnes désireuses de trouver ailleurs ce qu’elles ne trouvent plus dans leur pays d’attache. Les principales raisons de ces départs, abstraction faite d’un choix délibéré, sont politiques, sécuritaires, économiques, familiales ou fiscales.

S’il y a émigration d’un pays donné, il y a forcément immigration dans un autre pays. Donc chaque pays a un flux sortant d’émigrés et un flux entrant d’immigrés. Chaque pays régule comme il l’entend les entrées et les sorties de son territoire. Il est logique que les entrées soient plus surveillées que les sorties et que le pays d’accueil privilégie les migrants dont il a besoin pour faire tourner son économie. Mais c’est en théorie car en pratique il en va différemment selon les pays. Nous nous limiterons ici au cas de la France.

 

La France terre d’asile

Ne serait-ce que par solidarité, tout pays civilisé se doit d’accueillir un étranger dans le besoin et la solidarité n’est pas un vain mot en France. Mais notre pays va beaucoup plus loin dans l’assistance aux migrants en respectant les Droits de l’Homme en bonne place dans sa Constitution et en mettant à leur disposition une assistance administrative et matérielle. Cette dernière est tellement alléchante qu’elle peut être déterminante pour décider les candidats migrants indécis à passer à l’acte.

Cette double assistance s’effectue dans le cadre d’une loi Asile et Immigration très souvent mise à jour; sa mouture 2019 est d’ailleurs programmée pour être votée en février. Elle vise entre autres à réduire de 11 à 6 mois la durée moyenne de la demande d’asile, c’est-à-dire entre le moment de l’enregistrement officiel de la demande du migrant et l’obtention de son titre de réfugié. A partir de cet instant le réfugié peut accéder à l’obtention de la nationalité française.

Sur le plan matériel, l’enregistrement de sa demande donne automatiquement au migrant accès à une assistance substantielle, entre autres à un pécule, à un hébergement et à une protection sociale très complète (CMU). Le statut de réfugié donne également accès au monde du travail ainsi qu’à l’éducation.

France terre d’asile, c’est certain. Mais ce n’est pas désintéressé car nous avons besoin d’immigrés entre autres pour effectuer des travaux boudés par les français.

 

Les chiffres de l’immigration

Pour des raisons plus ou moins crédibles les données chiffrées officielles relatives à l’immigration sont au mieux incomplètes et au pire inexistantes ou volontairement occultées.

En nombre de migrants, les seuls chiffres officiels sont ceux du Ministère de l’Intérieur dont les services enregistrent les demandes des demandeurs d’asile qui se sont spontanément présentés à eux. En 2018, ces services ont délivré 255.550 « premiers titres » (estimation) contre 247.436 en 2017. Ces 255.550 immigrés ont été admis en France pour 35% pour « raisons familiales », 32% comme étudiants, 14% à titre humanitaire et 13% au plan économique.

Au chiffre des immigrés légaux doit être ajouté celui de l’immigration clandestine pour lequel on ne dispose que de d’extrapolations à caractère officieux. Il s’agirait de 30.000 à 40.000 fraudeurs par an qui viennent s’inscrire dans le volant permanent des 300.000 clandestins présents sur le sol français.

Comme on s’en doute, l’immigration a un certain coût. Elle a même un coût tellement certain qu’on ne le connaîtra jamais officiellement. Le budget national comporte bien un poste « Immigration et intégration » d’ailleurs augmenté de 200.000 d’euros cette année pour atteindre 1,58 milliard d’euros mais il se chuchote dans les couloirs du Sénat que la seule aide médicale de l’Etat aux clandestins absorberait les deux tiers de ce budget. En réalité le coût réel de l’immigration se situerait dans les 30 milliards d’euros.

 

Le problème de l’intégration

L’immigration est une chance pour la France car elle apporte économiquement et culturellement, nous ressasse-t-on. Sauf que des sondages dignes de foi font ressortir que la France ne doit pas accueillir d’immigrés supplémentaires et qu’un français sur deux pense que l’immigration a un effet négatif sur l’économie.

Quoiqu’il en soit l’immigration induit l’intégration. Autant tout s’était très bien passé pour les vagues d’immigration de polonais, d’italiens, d’espagnols et autres portugais autant cela se passe mal depuis quelques années essentiellement du fait du flot migratoire de ressortissants de confession musulmane.

Voilà des gens qui exploitent à fond les droits auxquels ils peuvent prétendre, y compris la nationalité française, mais qui oublient qu’ils ont aussi des devoirs notamment de respecter les lois françaises. Comme si ce n’était pas déjà suffisamment répréhensible, ils veulent aussi nous imposer leurs propres lois inspirées du Coran.

Jusqu’à présent nos dirigeants ont plutôt fermé les yeux sur cet aspect de l’immigration pour diverses raisons, électorales en particulier. Mais aujourd’hui nous avons atteint le seuil de la tolérance*. Et l’époque où l’on nous rebattait les oreilles avec ce slogan que l’immigration est un bien pour la France économiquement et culturellement est révolue.  C’est très bien de tendre les lèvres à l’autre pour lui venir en aide mais s’il va trop loin, alors il faut les entrouvrir et montrer les dents, déclare le Père Boulad.

 

Suggestion de solutions

Montrer les dents est bien sûr une image car en l’occurrence l’utilisation de la force risquerait fort de nous apporter plus de déconvenues que de satisfactions.

En revanche nous disposons de tout un arsenal de moyens pacifiques efficaces d’enrayer l’immigration. A commencer par décider sinon destopper du moins de ralentir l’immigration en la limitant strictement à nos besoins. Et si parallèlement on décide de revoir à la baisse les aides éhontées dont bénéficient les migrants ces derniers y regarderont à deux fois avant de s’embarquer pour la France.

En résumé il nous faudrait une loi sur l’immigration.

En plus de cette loi on pourrait prévoir d’envoyer de l’argent aux pays d’émigration pour inciter les candidats migrants à rester chez eux, ce que souhaitent d’ailleurs les dirigeants lucides des pays concernés. En plus, cette solution résoudrait le problème des passeurs et autres organisations mafieuses qui se livrent à un véritable trafic d’esclaves. Mais ce serait oublier que les enjeux économiques de la France l’emportent encore sur la condition de l’être humain.

 

En attendant…

Eh bien en attendant on prend de plus en plus conscience que le problème de l’immigration se double d’un sérieux problème religieux, celui de l’Islam pour être clair, et que traiter ce problème pourrait améliorer les relations humaines entre chrétiens et musulmans. Ce concordat moderne aurait certainement une influence sur l’immigration.

Pour cela, il serait nécessaire et suffisant que les musulmans vivant en France acceptent tout simplement de se mettre dans la légalité en respectant la loi du 9 décembre 1905 alors qu’eux estiment que l’Islam est au-dessus des lois françaises.

Le débat est en train de prendre une dimension nationale car Emmanuel Macron en personne s’est trouvé moralement obligé d’inscrire l’immigration au programme de son grand débat national en cours en espérant qu’il en tirera et surtout mettra à exécution les conclusions qui s’imposent.

De son côté, notre ministre de l’intérieur Christophe Castaner a affiché son point de vue lors de la présentation de ses vœux aux « représentants » du culte musulman en France le 23 janvier. Lui estime que l’on doit reconnaître un « Islam de France » par la modification de la loi du 9 décembre 1905. Mais cette idée va à l’encontre du souhait de la majorité des français « de souche ».

Toujours dans le cadre de l’actualité, le pape François, dans un discours très direct prononcé le 4 février à Abu Dhabi, appelle au dialogue avec les musulmans ; il a déclaré « il n’y a pas d’autre alternative, ou bien nous construirons ensemble l’avenir, ou mis la non-violence en exergue : « Il n’existe pas de violence qui puisse être justifiée religieusement ».

Une chose est sûre : le temps presse.

 

 

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